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Parlons du cunnilingus

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« Bah, quelle horreur, ça sent mauvais »… et autres déclarations insensées à propos du cunnilingus, ou comment donner du plaisir avec la langue.

Le mot cunnilingus provient du latin « cunnus » qui signifie « vulve » et « lingo » qui signifie « lécher ». Il ne s’agit donc de rien d’autre que de stimuler la vulve, le clitoris et l’entrée du vagin avec la bouche, la langue et les den… NON ! Avec les dents, non.

 

Un peu d’histoire

Tu n’as probablement jamais entendu parler de Wu Zetian mais, si je t’explique que c’était une impératrice chinoise de 690 à 705 après J.-C. et qu’elle a profité de sa position de pouvoir pour émettre un décret imposant à tous les dignitaires en visite devaient de lui rendre hommage en réalisant un cunnilingus sur sa personne, tu n’oublieras probablement plus jamais son nom. On dit même qu’elle est allée jusqu’à entretenir son propre harem d’hommes à l’âge de 72 ans, quoiqu’il s’agisse probablement d’une légende urbaine – ou pas.

Dans la Rome Antique, les choses étaient quelque peu différentes. Toujours selon une perspective de pouvoir, comme avec Wu Zetian, le sexe oral était assimilé à une pratique de domination et de soumission. En général, le sexe oral en contact avec la vulve était considéré comme sale, même s’il ne faut pas oublier que les femmes se rendaient dans des maisons de tolérance où des hommes offraient cette pratique. Mais tout n’est pas si rose dans l’univers patriarcal ! Selon la hiérarchie romaine, lorsqu’un homme stimulait une femme par voie orale, cela le rabaissait encore plus que les hommes qui se faisaient pénétrer par d’autres hommes. Il se trouvait alors au même échelon social que les prostituées, les gladiateurs et les acteurs. Comme ces derniers, il n’avait pas le droit de voter et ne pouvait pas se représenter lui-même lors d’un procès. Enfin…

Les choses sont pas meilleures dans la Bible. Le Cantique des cantiques (Ancien Testament) fait référence au cunnilingus, bien que plusieurs spécialistes préfèrent supprimer le mot « vulve » et le remplacer par le mot « nombril ». Je te laisse juger par toi-même :

« Ta vulve est comme une cruche,
d’où ne manque jamais le vin savoureux. »

Si quelqu’un souhaite remplacer « vulve » par « nombril », il est libre de le faire mais, selon moi, cela n’a plus aucun sens. Le nombril ne sécrète rien. Et si quelque chose s’écoule de ton nombril alors, s’il te plaît, consulte un médecin.

Enfin, dans le cadre du taoïsme et de la quête de l’immortalité ou, du moins, de la longévité grâce à l’absence de perte d’énergie, on tentait de conserver le sperme autant que possible puisque l’éjaculation était considérée comme une dépense d’énergie. En revanche, le cunnilingus représentait une absorption d’énergie dans la mesure où l’on considérait que la femme se composait de trois sucs : le premier dans sa bouche, le deuxième dans sa poitrine et le troisième dans « la grotte du tigre blanc » qui se trouve au pied du « sommet du champignon pourpre ». On dirait un conte, en effet, mais les choses sont ainsi écrites et décrites. Par ailleurs, le taoïsme recherche le chi original, qui correspond à un mélange d’homme et de femme avant la division des sexes. Par conséquent, plus les fluides se mélangent et mieux vont les choses.


Cunnilingus : comment s’y prendre

La première règle, c’est être d’accord pour le pratiquer. Toutes les parties impliquées doivent être d’accord. Mais ce n’est pas tout : si, à tout moment, l’une des parties ne souhaite plus poursuivre, même si vous avez déjà commencé, les choses doivent s’arrêter. Sans excuse. Rien de plus facile. 

C’est compris, mais comment le mettre en pratique ? Au contraire de ce que le manque d’éducation sexuelle pourrait te faire penser, le cunnilingus n’est pas une pratique préliminaire : c’est une pratique complète en elle-même qui ne suit aucun ordre d’exécution. Il n’est pas obligatoire de le pratiquer avant la pénétration, pas plus qu’il n’est interdit de le pratiquer après celle-ci, ou après toute autre pratique. Il suffit d’en avoir envie, et cela n’implique pas forcément d’enchaîner avec une autre pratique.

Le gland du clitoris est une zone particulièrement sensible, si bien qu’il est recommandé de ne pas commencer par ici. La vulve est suffisamment étendue pour jouer avec elle avant de s’attaquer à cet organe de plaisir. Vous pouvez commencer par lécher les grandes lèvres et les petites lèvres, à faire glisser votre bouche en pinçant légèrement la peau avec vos lèvres… avec délicatesse, mais aussi avec passion, comme si vous souhaitiez que cela dure mais sans jamais pouvoir vous arrêter. Curieusement, le clitoris peut multiplier sa taille par trois lorsqu’il est excité, si bien que tu sauras probablement quand le moment sera venu de t’y consacrer exclusivement avec la langue.

Salive, salive et salive. Ne t’en fais pas, même si tu risques l’inondation, il vaut mieux prévenir que guérir. La langue et les lèvres doivent glisser en évitant autant que possible toute friction désagréable. Le pire ennemi d’un bon cunnilingus est une langue âpre et sèche, car parfois même la propre lubrification de la vulve n’est pas suffisante. Langue molle, lubrifiée et douce : en suivant ce principe, tu auras déjà fait la moitié du chemin.

Parlons maintenant des mouvements. Il n’y a pas que la langue qui compte dans la pratique du cunnilingus, même s’il est vrai qu’elle est l’élément le plus mobile de tous les éléments impliqués dans cette pratique. Tout d’abord, tu dois comprendre que la communication n’est pas unidirectionnelle et que la personne à qui tu fais un cunnilingus te diras, de manière directe ou indirecte, ce qui lui plaît le plus. Il y a celles qui préfèrent les mouvements rythmiques, celles qui préfèrent les mouvements arythmiques et chaotiques, sans ordre particulier, ou encore celles qui aiment un peu de succion ou beauuuuucoup de succion. Tu devras réaliser des mouvements progressifs avec la langue à mesure que l’excitation augmente, puis des mouvements constants lorsque l’orgasme approche. Tu peux créer librement ta propre chorégraphie.


L’astuce que tu mérites : Gémir et haleter avec la bouche dans une vulve apporte un surplus de plaisir, et pas seulement auditif. Les vibrations qui sortent de ta gorge se répercutent sur la peau (couvre ta bouche avec la main et tente de parler : tu sentiras le son vibrer sur ta main) et peuvent jouer en ta faveur. Couvre toute la vulve avec ta bouche, joue avec ta langue et émet des petits bruits sexy. Elle va halluciner.


Cunnilingus : pourquoi

Rien de plus évident : pour le plaisir. L’avantage d’être des hominidés, c’est que les personnes qui ont une vulve ont le clitoris à l’extérieur, à portée de main (HA !) et de langue d’une tierce personne (non, je ne connais aucun cas d’autocunnilingus, mais peut-être suffit-il de chercher…). 

Comme on le conçoit aujourd’hui, le sexe oral pratiqué sur la vulve est un acte intime mais, souvent, incomplet. Grave erreur. Ce sont les personnes impliquées qui déterminent le niveau d’intimité, quant au fait qu’il s’agisse d’une pratique incomplète… Au contraire de ce qui se passe avec la fellation, pour laquelle atteindre l’orgasme est déjà plus que suffisant (parfois même, on considère qu’une relation sexuelle prend fin juste après l’orgasme masculin atteint grâce à la fellation, suite à la pénétration), le cunnilingus est considéré comme un préliminaire, une manière de préparer le terrain avant de passer au « vrai » sexe. Mais le cunnilingus, c’est du VRAI sexe, et une autre raison pour le pratiquer, c’est de briser ce tabou.


Santé et hygiène

Nous n’allons pas parler de la soi-disant mauvaise odeur de la vulve car une vulve saine ne sent pas mal, elle sent simplement la vulve (et si cette odeur ne te plaît pas, c’est peut-être tout simplement parce que tu n’aimes pas les vulves). Nous allons plutôt parler du peu d’informations disponibles en ce qui concerne la santé et le sexe oral, et plus concrètement lorsque cette pratique implique la bouche et la vulve. 

Mais il n’y a rien de plus faux que de penser qu’il ne pourra rien t’arriver en pratiquant le cunnilingus. Les MST présentent toujours un risque, et même si la probabilité est peu élevée, il est possible que la personne que tu dévores passionnément présente une infection que tu ne souhaites certainement pas attraper, malgré tout le plaisir que tu y prends.

Pharyngite : Infection la plus commune. L’heureuse personne à qui tu fais plaisir est infectée par une bactérie ou un champignon qui se coince dans ton pharynx et qui t’infecte à ton tour. Ah non ! J’espère que tu aimes être aphone. 

Herpès simplex : Très simple à expliquer. Si la personne est infectée par le virus de l’herpès, elle te le transmet. Ce virus se développe dans ta bouche et provoque des plaies ou des ulcères très douloureux.

VIH : Un risque récurrent si tu souffres d’ulcères au niveau de la bouche. Le virus du VIH ne survit pas longtemps à l’air libre, mais si tu lui offres un passage direct jusqu’à ton sang, il n’hésitera pas à entrer.

VPH : Le virus du papillome humain, un vieil ennemi. En Espagne, 80 % de la population est infectée par le VPH ou l’a été, mais beaucoup de gens ne le savent pas. Certaines souches du virus du papillome humain peuvent dégénérer en cancer. Et dans le cas du sexe oral, du cancer de l’oropharynx. Fais très attention à toi.


Si vous n’allez utiliser aucune protection entre la bouche la vulve, veillez à être à jour au niveau des tests de dépistage. Sinon, utilisez les bandes de latex spéciales cunnilingus ou, si vous peinez à en trouver, utilisez un préservatif : coupez-en l’extrémité puis découpez-le dans le sens de la longueur pour créer votre propre bande de latex. Il vaut mieux prendre des précautions qu’avoir des regrets.

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