LIVRAISON LOCALE GRATUITE POUR LES COMMANDES DE 60€ et plus.

Tout n’est pas amour : le droit à la liberté sexuelle avec le hashtag #SEXISSEX

Publié par le

Le mois de juin arrive, le mois des fiertés, et l’on retrouve soudain le hashtag #LOVEISLOVE partout sur les réseaux sociaux. Cela nous réjouit, bien sûr, mais pas complètement.  Certes, l’amour est quelque chose d’extraordinaire, nous ne le nions pas. Souvent recherché, il arrive parfois sans qu'on s’y attende et d’autres fois il reste sans retour (de votre côté ou, malheureusement, du côté de l’autre) ... Et nous vivons une multitude d’amours : le premier, le dernier, le plus passionné, celui qui va enfin nous apaiser et d’autres encore qui nous rappellent qu'il n’est jamais trop tard pour tomber de nouveau amoureuse. L’amour, une ressource très consommée, à la fois belle et complexe, dans un monde qui se croit de plus en plus tolérant. Mais la vraie question est : Le monde est-il aussi respectueux qu’il ne le paraît ? Le mouvement #LOVEISLOVE est-il vraiment adapté ? Cela signifie-t-il qu’une relation est moins valide si elle ne se base pas sur l’amour romantique (et nous osons dire ici que c’est le cas la plupart du temps) ?

Quand nous disons que l’amour, c’est l’amour, quelle que soit la personne qui le donne ou qui le reçoit, nous impliquons qu’il n’y a pas de hiérarchie dans le domaine des sentiments. Il n’y a pas d’amour meilleur que d’autres parce que les parties prenantes à cet amour valent plus que d’autres. Mais que se passerait-il si nous éliminions l’amour de l’équation ? N’y a-t-il pas d’union physique possible entre deux personnes sans que l’amour soit le moteur de leur passion ? Nous allons jusqu’à utiliser l’amour pour justifier des identités qui n’ont pas besoin de justification : elles existent, tout simplement ; et bien sûr, elles aiment aussi, même si ce n’est pas toujours le cas.

Les sigles TIQ+

Accompagner l’orgueil LGBTIQ+ du slogan Love is love implique d’exclure les lettres de ce sigle qui ont peu ou rien à voir avec l’orientation sexoaffective. Les personnes trans (transgenres et transsexuelles), intersexuelles, queer (terme parapluie qui englobe les personnes non cis-hétérosexuelles), au genre fluide ou neutre, et toutes les autres dissidences de genre en plus des personnes aromantiques, se retrouvent donc exclues de ce mouvement et invisibilisées.

Mais ce mouvement ne porte pas seulement préjudice aux collectifs susmentionnés, il invisibilise également toute personne souhaitant profiter de son propre corps et de celui des autres, « profiter » dans le sens ici de rendre hommage à son corps, d’en prendre soin et de l’aimer, de revendiquer son identité, y compris en le partageant aux fins du plaisir sexuel avec autant de personnes qu’on le souhaite au cours de sa vie ou avec soi-même, indépendamment de son identité de genre ou de son orientation sexuelle. 

#SEXISSEX

Le sexe, le bon sexe, le sexe passionné, brûlant d’envies et de désirs. Le sexe toujours consenti, recherché, désiré. Le sexe à deux, à trois, à quatre… avec qui vous voulez, quand vous voulez. Sous quelque forme que ce soit. C’est aussi simple que cela.

Comme #loveislove reprend déjà une partie de ce combat, chez Bijoux Indiscrets nous souhaitons revendiquer le droit non seulement à des relations sexoaffectives libres mais aussi à des relations simplement sexuelles, avec le hahstag #SEXISSEX, sans être jugées ni écartées de la réalité. Les orientations et les identités LGBTIQ+ ne devraient pas avoir besoin de se raccrocher à quoi que ce soit pour revendiquer leur droit à exister, à prendre du plaisir, à établir des relations et à se développer dans leur environnement de manière sûre, licite et juste. 

femmes LGBTIQ+ Pide PLAISIR relations sexuelles

← Article précédent Article suivant →



Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approvés avant d'être affichés